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http://www.myspace.com/themondrians
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Chers Fakeurs, la naissance d’un groupe peut être annoncée au même titre qu’une tournée mondiale de U2, du moins je trouve la démarche totalement légitime quand il s’agit de Rock n’roll et que le groupe en question affiche au compteur une moyenne d’âge d’à peine 20 ans.
Influencés par l’époque dorée des sixties, on trouve chez ces Mondrians une filiation nette avec les tout premiers Dylan électriques et le Velvet, en rajoutant bien sûr une nonchalance que les Libertines ont remis au goût du jour, mais qui était monnaie courante dans les seventies.
Un 5 titres fait maison, une première partie des Huspuppies et des Parisians, quelques apparitions lyonnaises et un nouveau single plus tard, ces gentils gringos encore tout timides nous racontent ce démarrage en pop à une heure où le garage sort de sa tanière, comme environ tous les 15 ans depuis que le rock n’roll existe.
J'ai rencontré Maxime, qui dit dans une de ses chansons "It’s alright, bada bada"... Moi, je le crois.
Alors qui êtes-vous, chers Mondrians ?
J’avais un groupe depuis trois ans, avec une toute autre formation et un autre nom. On a splitté en 2004 et j’ai voulu remonter un groupe avec mon frère. On a commencé en acoustique et on a fait quelques concerts. Puis on a trouvé un batteur et en mai de l’année passée, on a trouvé un guitariste, et depuis cette période on évolue à quatre. Et c’est à ce moment-là qu’on a enregistré notre démo. Et c’est pour ça aussi qu’elle est pourrie, parce qu’on n'était pas tout à fait quatre.
Comment vous êtes-vous rencontrés ? Vous êtes des musiciens ayant un jeu très typé sixties, ça ne s’invente pas.
Louis, le bassiste, c’est mon frère. Et les autres, on s’est rencontré sur un coup de bol. On cherchait un batteur qui collait au style et on a testé pleins de mecs qui n’allaient pas du tout et on est tombé sur Cédric, et ça a été la révélation. A trois, on était super content et on avait déjà un bon feeling. Mais on s’est dit qu’une deuxième guitare apporterait vraiment quelque chose et on a galéré pour trouver le guitariste. On a trouvé un type qui habitait à 15 kilomètres de chez nous. Un coup de poker magnifique, surtout dans la région où on vit, trouver un mec qui écoute la même musique que toi.
Il y a beaucoup de sixties dans votre musique, qu’est-ce que vous aimez dans cette période ?
On a tous beaucoup écouté cette musique. Moi j’ai vraiment été bercé par ces groupes des sixties. Mon père écoutait beaucoup Bob Dylan, les Beatles et puis petit à petit je me suis fait ma culture. Les sixties, le garage, on adore ça mais on essaye quand même d’apporter une petite touche personnelle. On n'invente rien.
Quels sont vos projets ?
On veut surtout sortir de la Suisse romande. Aller jouer en France si possible comme on a pu le faire à Paris ou à Lyon où les scènes rock sont plus développées; mais jouer ailleurs c’est très important pour nous. C’est vrai qu’on fait beaucoup de concerts pourris dans des bars et des endroits un peu glauques. On est assez content, ça roule plutôt bien et les gens jusqu’à maintenant ont l’air de bien aimer.
Qu’est-ce qui t’a vraiment marqué dans la vie ?
Le double blanc des Beatles et «Blonde on Blonde» de Bob Dylan.
épisode à suivre.....
Alexis Kacimi
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