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Dans son tout dernier roman, Ni d’Eve ni d’Adam, Amélie Nothomb nous expose une nouvelle tranche de sa vie nippone. Ses tribulations au Pays du soleil levant s’articulent cette fois-ci autour de sa rencontre amoureuse avec Rinri. Ce jeune et riche Tokyoïte est un personnage déroutant pour Amélie dans des situations somme toute ordinaires. De ce fait, son langage, ses habitudes, sa famille, et ses amis sont souvent sources d’étonnements voire d’incompréhension.
Sous couvert d’un comique récurrent et du feu d’artifice langagier intrinsèque à l’auteur, le récit soulève la profonde question de la nature des sentiments et des relations qui naissent entre les individus. S’aiment-ils, ou sont-ils amis? Pourquoi sont-ils ensemble à cet instant? Sont-ils faits pour s’unir ou pas? Autant d’interrogations auxquelles il est parfois délicat d’apporter une réponse juste et honnête, si ce n’est peut-être avec le temps, ou en prenant la fuite…
Ce n’est probablement pas le meilleur roman d’Amélie Nothomb, mais néanmoins, il se laisse lire facilement, il est léger et d’agréable compagnie en un dimanche après-midi.
Kristel Montfort
Albin Michel
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