Avec les White Stripes, les Sights, les Von Bondies, les Dirtbombs et maintenant Denise James, Detroit est un haut lieu de la résistance rock n' roll qui combat
la gangraine US des Blink 182, Sum 41 et autres mignons Ronald Mc Donald du rock MTV. Le combat n'est pas simple, en plus des niaiseries à guitare, il y a
une marionnette au pouvoir, bonjour la culture!!
C'est d'ailleurs reparti pour 4 ans de faschisme aux
Etats-Unis. Le monarque W aura sûrement le temps de
déporter les homosexuels ou de condamner à la peine de
mort l'avortement. A croire que le travail de
révolution culturelle de nos ainés hippies ou punks
n'aura servi à rien.
Heureusement Denise James est arrivée. Elle ne prendra
pas la place d'Hilary Clinton aux prochaines élections,
mais son programme pop au slogan sans limite apaise:"It's not enough to love". Pleurer ("Absolutely sad"),
embrasser (" Love has got me crying again"), rire
("sweet") ou se rappeler d'un moment fort ("no more
goodbyes"), son deuxième tour de charme est une
réussite musicale et sentimentale. Orchestrés comme le
meilleur de Belle and Sebastian, ces dix titres
passent dans le cosmos des musiques modernes comme une étoile filante. Certes Miss James jongle avec les balles
pop de Marianne Faithfull et Claudine Longet, mais
avec une quête certaine d'un amour de l'insouciance
toujours plus fort. Guitare tremolo, batterie poids
plume et orgue gélatineux dessinent le paysage de
cette égérie de la motor city. "It's not enough to love" est un petit cookie qui
entretient l'adolescence (encore un!).... Eh mmmh ! Je
peux en avoir encore un morceau ? Aller s'il te plaît !!!