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Sympathy for the Datsuns!! Avec à peine 20 ans au compteur, les Datsuns sont déjà redoutables. Ces néo-zélandais sont en Europe pour défendre leur deuxième bombe rock n'roll : Outta sight/Outta mind. L'album est excellent et le live cataclysmique.

AC/DC, Deep Purple et Led Zeppelin peuvent flipper leurs mères s'ils avaient l'intention de se reformer!!

Un brin punky sauce Dictators, le collectif Datsuns est une véritable armée de hard rock. De passage à Lyon, les Datsuns ont rasé la ville laissant dans le coma quelques fans égarés... L'addition est lourde; depuis Nirvana, on n'avait jamais vu une telle dépravation dans un public!!

Eh oui, quand je vous dis que le rock'n'roll est une musique de sauvages!! Ah, la jeunesse!!

En aparté ce mois-ci, Phil (guitariste rythmique qui mouline en sautant plus haut que Pete Towshend) nous parle de sa nouvelle vie, timide et heureux. L'heure est au plaisir d'une vie « high energy ».

Qui sont ces chevelus Datsuns?
Phil : « On est juste une bande de copains qui font du Rock n'Roll ! »

D'où vient ce nom Datsuns?
Phil : « Il n'y a pas de signification, il fallait choisir un nom et The Datsuns est resté. »

Comment avez-vous enregistré votre nouvel album Outta sight/Outta mind ? Et qu'en est-il de l'apport de John Paul Jones ? (L'ancien bassiste de Led Zeppelin a produit leur dernier disque)
Phil : « On a enregistré l'album sur la route, on composait beaucoup en tournée. En fait, on n'a pas eu le choix. On voulait faire ce deuxième album rapidement et le seul moyen d'avancer était de s'y mettre en tournée. C'est un plus, on voyage, on voit énormément de choses nouvelles pour nous qui venons de Nouvelle-Zélande, c'était donc une véritable source d'inspiration. Au résultat, c'est cool. En ce qui concerne John Paul Jones, c'était un honneur de travailler avec lui. Il a su respecter notre projet sans le déformer. Il a juste posé ses doigts de fée sur les manettes de la production. C'était vraiment une expérience intense. »

 

Vous avez tout juste vingt ans, vous faites du rock n' roll, une musique en voie de disparition, et vous arrivez à être célèbres, c'est une satisfaction?
Phil : « Oh tu sais, ma satisfaction c'est de faire de la musique tous les jours et d'être heureux dans la vie. On n'a jamais fait de musique pour vendre et c'est peut-être d'autant plus une satisfaction. C'est nouveau pour nous, on voyage, on rencontre un tas de monde, il faut digérer tout ça. Mais il est vrai qu'on prend du plaisir à jouer devant un public qui aime notre musique et je crois que pour n'importe quel groupe c'est une satisfaction. »

Bon je te reposerai la même question dans dix ans!
Phil : (rires) « Je ne sais pas si j'aurai changé, j'ai une idée bien forte du Rock n'Roll ! »

Ah oui, ce Rock n'Roll parlons-en, l'êtes-vous dans la vie de tous les jours?
Phil : « Il y a plusieurs conceptions du Rock n'Roll. Alors oui, il y a les drogues et tout le tralala. Mais je pense que le simple fait d'être en tournée, c'est Rock n'Roll. Tu ne peux pas te droguer comme un malade alors que tu as un concert à assurer et que tu as la fatigue derrière toi des précédentes dates et des voyages. On ne néglige pas les drogues mais on se doit d'être en forme pour justement apprécier cette vie rock n'roll. »

 

Et les groupies?
Phil : « On n'a jamais eu de groupies et puis, tu sais, j'ai une petite amie alors... »  

Peux-tu me parler de la scène Rock n'Roll néo-Zélandaise que nous connaissons encore très mal?
Est-elle comme la scène australienne ? Phil : « Oui, il y a beaucoup de groupes de Rock n'Roll comme en Australie. Cette culture existe depuis longtemps mais elle reste enfermée en Nouvelle-Zélande. Il y a plein de groupes underground comme on l'était à la base. Ce n'est pas évident de se faire entendre quand on n'a pas de frontières avec un autre pays. »

As-tu une mission sur terre, te sens-tu investi d'une quête Rock n'Roll?
Phil : (rires) « Oh, je te dirai encore que le bonheur est ma principale quête. Si je peux m'épanouir en faisant du rock et qu'en plus les gens adorent !! Yeah !! »

Tes groupes « forever » ?
Phil : « Les Kinks, Les Sonics, Les Beatles et le Velvet. J'écoute une multitude de groupes et de musiques différentes. En tournée, c'est vraiment important d'avoir de la musique, c'est une recherche perpétuelle, il y a tellement de sons à découvrir ! »

Ta vraie drogue?
Phil : « Exactement, je peux être en état de manque. »

Un mot de french pour tes futures groupies francophones?
Phil : « Je suis désolé mais, à part « merci beaucoup », je ne connais rien du français. Tu sais, en Nouvelle-Zélande, l'apprentissage d'une langue étrangère n'est pas primordial. Et, encore une fois, cela fait parti des nouveautés dans ma vie, mais j'aimerais apprendre de nouvelles langues. C'est la prochaine étape ! »

 

Alexis kacimi

 

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