Nouveau poulain d' Ellen Alien : petit Kiki deviendra grand.
Kiki s'est trouvé un pseudo pas très joli mais plus facile à prononcer et retenir que Joakim Ijäs. Le DJ-producteur découvert sur les compilations I hate dancing de Chloé et Death Disco d' Ivan Smagghe est l'étoile montante de label d'Ellen Alien B Pitch Control.
Comme son nom l'indique à ceux qui parlent finlandais, Kiki vient d'Helsinki. Récemment émigré en Allemagne, il sort son premier album Run with me , qui peine à trouver un équilibre entre les quelques bombes dancefloor et les morceaux hybrides aux accents Hip-Hop ou techno US des années 80.
Tout commence par le superbe The end of the world qui nous plonge dans les grandes heures de ce courant bientôt mort : l'électroclash. Le reste est un voyage électronique de l'Allemagne ( Drawing Circles ) aux Etats-Unis ( The Big Picture ) en passant par la Finlande ( Intimacy ), accompagnés de violons et pianos. On trouve au détour du chemin le troublant So easy to forget tant il semble échappé du Discovery des Daft Punk . Plus particulier The calling rappelle les génériques des séries américaines aujourd'hui ringardes sauf pour cette poignée d' addicts .
Kiki nous quitte sur Turn the lights down qui plaira plutôt à mademoiselle. Et Luv Sikk Again pour un retour à un son plus house, avec des semblants d'extraits de génériques de fin de films d'amour. Run with me ressemble donc à la BO d'un film qu'il faudrait imaginer, pas assez convainquant pour être incontournable mais Kiki est sur la bonne voie. Cours, Kiki, cours.