La saison automne-hiver 2004-2005 vue depuis les défilés parisiens
Pour la saison automne-hiver 2004-05, c'est le rétro qui prend les devants de la scène et s'impose par de nombreuses petites touches. Plus encore que dans les saisons précédentes, on voit un retour marqué de tout ce qui a fait le bonheur de la mode dans les années 50. Les silhouettes se magnifient par une féminisation folle; pensez un peu au glamour des stars du 7e art ainsi qu'à toutes les divas qui imposaient leur style de par le monde. C'était alors l'époque où l'on s'affirmait et se libérait des années de guerre pendant lesquelles rigueur et sévérité étaient de mise.
D'un côté, on étrennera les jupes entravées qui dictent une marche toute de petits pas et qui rendent la silhouette fine et longiligne, élancée dans une allure dynamique, renforcée encore par les talons hauts qui ont envahi sans commune mesure l'ensemble des podiums. On va briller de mille feux via des tissus de velours ou pailletés, ou encore grâce à toute une panoplie de pièces en douce fourrure.
D'un autre côté, le "new Look" s'impose également en proposant des jupes amples à la taille cintrée et aux froufrous souvent de la partie. Mouvements aériens et souffle léger pour un petit tourbillon féminin.
Pour Cacharel, Clements Ribeiro s'est lancé dans un défilé tout en couleurs et en fraîcheur pour cette collection à l'impression sixties. L'esprit de la nouvelle saison se veut léger grâce à des tissus multicolores emplis d'imprimés graphiques et de carreaux, sans oublier les larges rayures et les trapèzes. Les couleurs éclatent et vont du rouge au turquoise, soutenues par des teintes noires et brunes. Et, pour une ultime saison, voilà le retour des soquettes montantes et des leggins portés sous de longues jupes plissées.
Chez Paco Rabanne, ce sont les tissus métallisés et scintillants qui imposent leur règne: tenues moirées et cuivres polis, habits lisses et brillants. Les robes longues façon pluie d'argent enserrent le corps dans un mouvement fluide, elles nous transportent dans le temps et s'identifient aux armures des chevaliers du Moyen-Âge. Collection très chic pour des femmes élégantes et parées de mille feux.
Charleston et femmes espiègles pour Torrente. Julien Fournié dévoile des danseuses toutes de noir et rouge vêtues pour un côté libertin et passionné. On emprunte au vestiaire masculin des pièces que l'on retravaille de manière délicate pour souligner la féminité des demoiselles. Un univers rétro à l'embrasement latin qui pare les mannequins de longs pantalons fuseaux et de vestons cintrés pour des silhouettes fines et enchanteresses.