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Man on the moog

Sur scène, il ressemble à X-Or ou Bioman : casque sur la tête et combinaison de spationaute. Cet E.T. a été vu récemment sur la scène de l'Usine en compagnie de toutes ses machines : synthé Formant d'Elektor home customised, claviers et boîtes à rythmes en tous genres… La liste est longue ! Sa musique sonne parfois un peu cheap mais elle est toujours empreinte d'une ambiance singulière. Ses morceaux évoquent ainsi parfois les scènes délirantes du Rocky Horror Picture Show, ou la douce mélancolie d'un pique-nique dominical dans les prés zurichois.

Sur le son si particulier qui s'échappe des machines remaniées, sa voix électronisée susurre des noms ou des phrases en allemand. Des sonorités sixties à l'électroclash dégoulinant, Sexomodular sait s'y prendre pour nous faire transpirer et sourire. Voyage à travers les époques et les styles…

Interview de l'acteur du one man band depuis son fief de Zurich…

TheFake: Comment décrirais-tu ta musique ?
Sexomodular: “Le nom exact est “Extreme synthesizing one man band ”.”

D'où vient ton nom?
C'est un mélange entre mon premier nom de scène : Sexypop Soundtrack et le nom qui qualifie les synthés modulaires ( modular synthesizer ). Le tout donne Sexomodular.

Quelles sont tes influences?
J'ai du punkrock et de l'électroclash dans le sang, mon coeur bat pour le disco et j'ai du funk dans les jambes. Je trouve que c'est un mélange plutôt intéressant…

Peux-tu nous parler de ton passé musical ?
J'ai commencé par jouer du xylophone, puis j'ai pris des leçons de saxophone. Lorsque j'étais adolescent, je ne trouvais plus le saxo aussi cool et je me suis mis à la guitare électrique. Avec une bande d'amis, nous avons monté un groupe. Cela s'appelait Run Chicken Run ; nous jouions du punkrock. Nous avons fait de nombreux concerts, sorti un album et, en 1993 nous sommes même partis en tournée en Australie et en Nouvelle-Zélande. Sexomodular existe depuis 1996, mais au début, cela s'appelait simplement Sexypopsoundtrack car je n'utilisais pas encore de synthés modulaires.

Sur ton site, il y a des photos de studio - soit dit en passant, c'est vraiment le bordel ! – où l'on voit que tu as une quantité impressionnante de machines !

 

Comment est-ce que tu t'es débrouillé pour en avoir autant ? Tu retapes des synthés qui ne fonctionnent plus ou tu achètes tout ?
Eh bien, je suis vraiment accro à tout ce matos et aux machines en général… Le gros synthé modulaire est une de mes créations : cela m'a pris quasiment deux ans pour le concevoir. Il a pour base un synthé Formant d'Elektor que j'ai modifié.

Tout le reste, je l'achète cassé, je le répare et y ajoute mes propres créations pour leur redonner une seconde vie. Pour tout dire, j'aime les instruments qui ont une surface intuitive, avec des boutons qui correspondent à chaque fonction. Je n'aime pas la programmation par menu.

D'ailleurs, si vous avez des synthés ou des instruments électroniques dont vous ne vous servez plus, n'hésitez pas à me faire une offre! En ce qui concerne le bordel, en fait, quand je joue, je ne pense qu'à ça, je tripote mes instruments en écoutant le merveilleux son qu'ils produisent et donc je n'ai pas le temps de nettoyer… Par contre, si tu viens visiter le studio et que tu as une minute…

 

Et en ce qui concerne l'avenir, tu as des projets d'album ou de show ?
Je suis actuellement en train d'enregistrer un album qui sortira à l'automne 2005 sur Urgence Disk, à Genève. Je travaille aussi sur des shows prévus pour l'année à venir ainsi que sur la création de nouveaux costumes.

Laura Fournier

 

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