Gamine, j'étais fan de Patrick Swayze, particulièrement dans Ghost, lorsqu'il apprenait la poterie à Demi Moore. Heureusement pour moi, c'est aujourd'hui le duo londonien Swayzak qui me fait vibrer. D'ailleurs, ce n'est pas par hasard si James Taylor et David Brown ont choisi un nom de scène dont la sonorité est si proche de celle de l'acteur américain. Dirty Dancing , c'est le nom de l'album qu'ils avaient sorti en 2002. La sortie de Loops from the bergerie nous amène à reparler d'eux; le petit dernier de la famille Swayzak est une merveille électro. Enregistrés dans un château au sud de la France , les dix titres font la part belle à la voix, celle de Richard Davis, de Claire Dietrich ou encore de Mathilde Mallen. Même David Brown s'est laissé tenter par le chant sur Snowblind et Keep it coming.
Délaissant leur habituelle tech-house pour un son moins orienté dancefloor, ils nous emmènent dans des ambiances beaucoup plus aériennes et mélancoliques. Un succulent dosage de pop et d'electronica, le tout saupoudré de petits samples envoûtants qui s'insèrent dans le cerveau comme autant de messages subliminaux. Tels ces petits battements de cœur sur Jeune Loup ou ces « tchiiit tchiiit tchiiiit » sur 8080 …
Premier maxi, Keep it coming reste sans aucun doute le morceau le plus brutal de l'album et confine aux limites de la schizophrénie : basses profondes et vibrantes pour mélodies vertigineuses. Swayzak ne va pas chercher la facilité mais nous n'allons pas nous en plaindre. Recherchée, précise et pointue, leur musique parvient à nous faire monter les larmes aux yeux… un peu comme ce moment où Patrick Swayze meurt à la fin de Point Break. Et même si le premier album des londoniens s'appelait Snowboarding in Argentina , on espère vivement qu'ils ne retourneront pas surfer avant le prochain album…