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Star Wars Episode 3 est un blockbuster américain surmédiatisé, markétisé à outrance soutenu par une horde de fans mal déguisés. Un film qui passe dans absolument toutes les salles de France et du coup éclipse les autres productions. OUI mais… Star Wars Episode 3 est une révolution dans la manière de faire du cinéma. Tout d'abord par un tout numérique qui permet une image nette, détaillée, plus profonde. Et non ! Nous ne ferons pas de sentimentalisme mal placé en étant nostalgiques des films granuleux, qui tressautent et sur lesquels on ne distingue rien. De plus, Lucas par l'intermédiaire de sa boîte de production ILM a depuis le temps contribué à développer les effets spéciaux à tel point qu'aujourd'hui, il se paye les meilleures réalisations: monstres, planètes ou fameuses explosions galactiques, les visions du réalisateur peuvent prendre forme.

Exit les gros monstres en plastiques qui nous font sourire au revisionnage de la trilogie originelle, place à l'image de synthèse qui s'imbrique parfaitement dans les décors… Les dialogues manquent parfois un peu de consistance mais n'entravent pas la compréhension de l'histoire. George Lucas a su tirer les leçons des écueils des épisodes I et II et nous donne de l'action, de l'amour, du tragique et surtout des combats au sabre laser, entre le meilleur de Hong Kong et les classiques des films de cape et d'épée. Les acteurs sont très bons : mention spéciale à Ewan Mc Gregor dont le jeu se rapproche à merveille de celui d'Alec Guinness (Obi Wan dans la trilogie originelle) et surtout Hayden Christensen, très critiqué dans l'épisode 2 mais qui se révèle excellent comédien, et a surtout l'envergure pour donner toute sa dimension au méchant le plus mythique de tous les temps: Dark Vador.

Star Wars Episode 3 est le fruit de l'obstination d'un homme, la concrétisation de sa vision, un peu mégalo mais qui n'est pas pour desservir son public. Une histoire qui traverse les âges et fait rêver son public de sabre lasers et d'action héroïques. Des spectateurs qui ont grandit avec cette œuvre durant les 28 ans qui séparent l'Episode IV du III. Les six films de la double trilogie (y en a qui suivent…) sont un peu comme un doudou que, de peur de perdre, on ne veut pas jeter. Et, de crainte que cette fois ce soit vraiment fini, on retourne le voir encore et encore.

Laura Fournier

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