N'ayons pas peur des mots, Smash est un des meilleurs albums de la décennie. Le genre d'album à acheter en double car vous risquez d'user le premier jusqu'à la corde. (ou ce qu'il y a au milieu des CDs…)
Jackson est encore un de ces mecs qui rendent jaloux : grand, mannequin, blond et talentueux… Il avait déjà mis tout le monde en émoi en 2003 avec un maxi Utopia , sorti chez Sound of Barclay. Son album tant attendu a fini par sortir et pas sur n'importe quel label : Warp. LE label de Sheffield, hôte des Aphex Twin , Jamie Lidell et autres Boards of Canada . Le voilà donc dans la cour des grands notre Jackson et avec un album qui n'a rien à envier aux Dj estampillés. Pour réexpliquer à qui on a affaire, l'album s'ouvre sur Utopia . Bien qu'ayant des accents de Richard D. James , le morceau émeut comme de rares morceaux d'électro savent le faire. A présent que les pendules ont été remises à l'heure, suit un Rock On destiné à pulvériser les dancefloors… Certes le morceau rappelle les Daft, mais avec une ambiance plus mélancolique, plus glauque aussi…
Les morceaux qui suivent promeuvent rois les clicks and cuts : des mélanges de sons, voix et effets travaillés et retravaillés presque maladivement. Au palmarès des meilleurs autres morceaux, on trouve Oh Boy où la petite cousine raconte une histoire d'un roi mégalo. Hard Tits et son atmosphère aérienne et envoûtante. Fast Life , beau à pleurer et Radio Caca , face b du maxi Utopia .
Pour le reste l'album souffre d'une légère baisse de régime au milieu avec Headache ou Moto , un peu enfantins…
Ce LP met d'office au placard l'autre album, celui qui semblait prometteur Half a moustache de Mr Oizo . A côté, ce nouvel album de Quentin Dupieux - internationalement connu pour son Flat Beat- paraît mal fait, un peu vulguaire, bref vite écouté… Dommage…