Originaire de Cleveland, les Dreadful Yawns cultivent, depuis 1999, une country psychédélique. Fasciné par les Byrds de « Sweetheart of the rodeo », ce nouveau Band inscrit là un accord de toute beauté dans le clan très réservé des Bob Dylan, Neil Young et Gene Clark.
Banjo, guitare douze cordes comme à la grande époque, harmonica, slide et voix de prisonniers sudistes pendant la guerre de sécession, on trouve dans ce disque tout les ingrédients pour s'isoler dans une ferme du Nevada avec un bon paquet d'herbe.
Les Dreadful Yawns ne sont pas cramés par la country Buffalo Grill, l'équivalent de notre musette européenne.
Ils réexploitent avec minutie le filon de leurs aînés, cités ci-dessus, auquels on peut ajouter Buffalo Springfield, The Kaleidoscope, Nick Drake ou Fairport Convention, en mélangeant l'héritage populaire de la country et des expérimentations psychédéliques. Ballades folk, pop songs, ou délires à la Grateful Dead dont le plus long fait dix-huit minutes, cet opus cherche la tranquillité hippie d'une vie au jour le jour à l'image de « Back in the ground » ou de « No destination ».