La musique est comme la mode. La mode des années 80 copiait éhontement les années 50 comme cette décennie les années 60. Et pourquoi ce rapprochement ? Parce que la mode suit la musique ou l'inverse (à chacun son opinion). Alors que la mode pompe le design 60's, la musique semble s'être arrêtée sur les années 80. Mais pas tout à fait.
Un irréductible groupe venant de l'Illinois s'appelant The Redwalls échappe à la règle. Vous allez encore penser : encore une chronique sur un groupe qui ressasse le passé ? Mieux vaut un groupe qui recycle bien le passé qu'un groupe affirmant ou voulant créer quelque chose de « nouveau ». Mais les ordinateurs n'ont pas marché. Alors les jeunes reviennent aux guitares et à ce qui s'est fait de mieux. Et ce que font les Redwalls, enfin ce qu'ils ont compris.
Ne reniant pas l'héritage des Stones, Kinks et surtout les Small faces, ces Angl… non Américains(? ! !) sont obsédés par l'ère Swingin' London et les Mods. Une petite touche Libertines est reconnaissable, comme quoi les groupes de notre génération sont influencés par les groupes de ce nouveau millénaire.
« De nova » ne décevra pas les puristes : son, arrangements et chœurs impeccables. Peut-être les Mando Diao américains, mais en mieux. Il faudrait inventer avant la fin de cette décennie un terme pour définir le rock de nos jours. Après le glam, le punk, la new-wave, le grunge, la brit-pop, pourquoi pas le « betterbefore » ?