MéDias ContAct


mailinglist
nom:    
mail:    
     


Web thefake





Connard!

Caroline Loeb disait : « De toutes les matières, c'est la ouate qu'elle préfère, passive, elle est pensive, en négligé de soie. ».

En l'occurrence, dans Connard !, la ouate est utilisée pour effacer les yeux de panda qui apparaissent après s'être pris une bonne gifle humiliante de la part du hasard, ou de cupidon-le-sournois.

Ce roman au titre édifiant nous livre certains épisodes des vies de trois copines : Caroline, Elise et Florence. Ces trois femmes ont des vies sentimentales bien différentes. L'une est une jeune divorcée apparemment radieuse, une autre ne sait pas très bien où elle en est, la dernière est une sage épouse et mère de famille. Elles se rejoignent toutes dans le fait de péter un câble et rechercher tout de même sans en avoir l'air ce bon vieux prince charmant, ce qui ne manque pas de les entraîner dans des situations tantôt grotesques, par exemple se retrouver invitée à dîner chez d'ex-beaux parents jusqu'à l'arrivée improviste du fils et de la nouvelle belle fille, tantôt pleines de désillusions. Car tout semble fait pour que les parades amoureuses finissent à terre, toutes gencives en avant.

On se plonge assez vite et facilement dans les déboires de ces trois femmes. Je n'irais pas jusqu'à dire, comme Guy Carlier dans la préface, que l'on rit ou que l'on pleure avec elles, mais c'est agréable à lire quand même. C'est léger, fin et assez bien écrit. Je ne crie pas au génie, mais peux vous le recommander comme prélude à la rentrée littéraire, qui s'annonce chargée.

Mervyn

Arièle Butaux, Connard!
L'Archipel
185 pages - 2005

edito | retour