Houah, quelle surprise! on ne croirait pas avoir affaire avec les Black rebel motorcycle club alias BRMC, nom piqué à la bande de motards dans le film "L'équipée sauvage" avec Marlon Brando. BRMC jouait autrefois du rock névrosé, sombre et narcotique sur ses 2 précèdents albums "BRMC" et "Take them on".
Vraisemblablement BRMC met au placard Jesus and mary chain pour finalement adopter sur "Howl" un folk-country joué au coin du feu. Délaissant les amplis et les guitares acides noyées sous des tonnes de réverb, Peter Hayes et ses acolytes ont découvert sous des yeux émerveillés la frivolité d'une guitare acoustique et d'un harmonica. Nos faux bikers sont désormais dans le trip Neil Young période "Harvest", Stones "Exile on main street" ou encore Crosby, Stills and Nash.
Agacé par les pressions incessantes du label à vouloir se mêler de la direction musicale du groupe, BRMC l'envoie péter et le quitte.
Du coup le combo n'en fait qu'à sa tête et change radicalement de style. Cependant le talent reste là et les compositions sont de taille à l'image de ''Ain't no easy way", "Fault line", "Still suspicion holds you tight" ou encore du très bon "Weight of the world".
Sans aucun doute ce troisième opus déroutera les fans mais, est loin d'être un mauvais disque, il est même plutôt rafaîchissant. Habituellement confrontés à un rock urbain, nous sommes ici en face d'un country-folk rural. Nous terminerons sur la dernière piste "The line" , psychédélique et possédée, qui semble ressurgir des cendres du brasier des 2 premiers albums.