Hyperclean a réussi le pari d'accoupler ses deux cultures en guerres depuis maintenant quelques décennies dans l'hexagone.
Alors voila c'est l'histoire d'un mec, Frédéric Jean, qui adore le théâtre, le rose, le noir, et la volupté sixties française. Nino Ferrer, ou Dutronc, parfois Tanger, ouai Hyperclean sonne hyper classe.
Il raconte des histoires, des frustrations et crie tout bonnement sa vie dans une belle écriture sans clichés poétiques. On écoute, on a peur, on sourit, on réécoute certaines paroles. Et cette voix ? Un peu de parlé à la Gainsbourg , et quelques voyages dans les aigues côtoient les cordes vocales de Polnareff.
Folk de velours, bossa garage, comptines psychédéliques et rock décadent, la tension surréaliste d'Hyperclean envoûte.
« Les cygnes » dérange, « Prison » sautille et « Je danserai avec toi » rappelle la soul nostalgique des Small Faces. En fait on ne sait plus ou regarder, Hyperclean aborde différents styles sous des lueurs « easy listening »à la fois dérangeantes et belles. La production excelle, et la rivière artistique d'Hyperclean ne déborde jamais. On ne tombe pas dans l'exercice de style grâce à de très belles mélodies.
Quand l'humour côtoie la déprime, Hyperclean c'est un peu une vie de clown.
Enfin moi j'ai retenu : « Je danserai avec toi, tout nu dans tes bras »…